Tokyo Arrondissement de Toshima
Quatre saunas et quatre bains froids : un sauna-hôtel parmi les plus grands du Kanto
Sauna & Hotel Karumaru Ikebukuro est un complexe sauna-hôtel réservé aux hommes, à Ikebukuro, dans l’arrondissement de Toshima à Tokyo. Ses bains, présentés comme parmi les plus grands du Kanto, réunissent quatre saunas : un sauna de pierre en aji-ishi, un sauna en kelo, un sauna à vapeur aux herbes et un sauna finlandais au feu de bois. Quatre bains froids aux températures échelonnées, de l’ultra-froid sous les 10 °C jusqu’à environ 33 °C pour se reposer, permettent de se rafraîchir, et l’on trouve aussi bain carbogazeux, bain électrique, bain de pierre, bain en caisson de bois et jacuzzi en plein air. Avec un restaurant, des mangas en libre accès, des fauteuils inclinables et un espace de coworking, c’est le summum du sauna urbain, où l’on peut passer la journée entière.

Un bain carbogazeux où le gaz carbonique, dissous artificiellement, atteint une forte concentration, digne d’une source thérapeutique. Inspiré d’une balnéothérapie traditionnelle que l’on appelle en Europe le « bain du cœur », on peut en attendre une meilleure circulation sanguine, moins de frilosité et une récupération de la fatigue. En raison de sa forte concentration, il est volontairement peu pétillant, et l’on sent le gaz pénétrer doucement par la peau. Le bain électrique étant installé dans ce même bassin, on profite des deux effets à la fois.

Un bain électrique d’un genre nouveau qui, comme un appareil de massage, offre trois types de stimulation : pression, pétrissage et tapotement. On dit que le courant régule les ions du corps et favorise la circulation sanguine en contractant les muscles. Placé dans le bassin du bain carbogazeux, il conjugue l’effet pénétrant du bain fortement carbogazeux et la stimulation électrique. La perception de la stimulation varie beaucoup selon la forme physique : les personnes atteintes d’une maladie chronique doivent être prudentes.

Un bain de pierre en kitagi-ishi, l’une des trois grandes pierres réputées de la mer intérieure de Seto. Réglé à la température du corps, il réduit au minimum la dépense d’énergie et agit sur le système nerveux parasympathique, pour une détente profonde. Utilisé depuis l’époque d’Edo pour des édifices célèbres comme le château d’Osaka, la Banque du Japon ou la gare de Tokyo, le kitagi-ishi offre un toucher lisse et raffiné. Ni chaud ni froid, ce bain brouille les limites du corps : on a l’impression de flotter.

Un bain individuel en forme de caisson (masu), fait d’un généreux bois de hiba d’Aomori, l’une des trois plus belles forêts du Japon. Surnommé « bois doré » parce qu’il prend avec les années un éclat doré, le hiba d’Aomori enveloppe le baigneur de son beau veinage et d’un parfum raffiné, comme si l’on s’était égaré en forêt. Dans cet espace entièrement clos, rien que pour soi, on s’éloigne de l’agitation des amateurs de sauna pour savourer un moment à soi.

Un jacuzzi en plein air, fait d’un beau granit noir. Sous la stimulation agréable des bulles, on goûte le luxe de sentir directement sur sa peau le ciel du centre d’Ikebukuro. En été, sa température est parfois abaissée pour en faire un « bain bouillonnant rafraîchissant en plein air ». Le contraste entre l’air de la ville et l’eau chaude crée une détente singulière, et ce bain rythme agréablement le cycle entre sauna et bains.

Un sauna spectaculaire de cinq gradins, dont les murs sont entièrement habillés d’aji-ishi, une pierre rare et réputée, surnommée « le diamant des granits ». Environ 600 kg de pierres du sauna accumulent puis diffusent la chaleur : sa marque est une chaleur douce et enveloppante, qui réchauffe le corps en profondeur. L’humidité est plutôt élevée, et à chaque löyly automatique, toutes les 30 minutes, la température et l’humidité de la salle bondissent d’un coup. Les séances d’aufguss de l’équipe d’aufguss de Karumaru ont lieu principalement dans ce sauna ; organisées régulièrement, elles font salle comble à chaque fois. Avec ses cinq gradins, chacun peut aussi s’installer à la température de son choix.

Un espace moderne où le kelo, bois mort sur pied de pins sylvestres européens âgés de plus de 200 ans, est utilisé sans compter. Son design unique, qui alterne le cœur et l’écorce du kelo, en fait un sauna en kelo réputé introuvable ailleurs au Japon. Dans la salle tamisée et apaisante flotte le parfum riche propre au bois de kelo, et la chaleur reste sèche et élevée. On peut faire un löyly libre une fois toutes les 15 minutes, et le parfum s’exhale au moment où la vapeur s’élève.

Un authentique sauna finlandais traditionnel à poêle à bois, présenté comme le seul des grandes agglomérations. La lueur vacillante des flammes, le crépitement du bois, son parfum et une chaleur douce comme un coin de soleil enveloppent les cinq sens. La chaleur du poêle à bois iki de METOS n’a rien à voir avec celle d’un poêle électrique, et un löyly a parfois lieu lorsqu’on rajoute du bois, environ toutes les 20 minutes. Ce moment passé à contempler les flammes, en tête-à-tête avec le feu de bois, est apprécié comme l’expérience la plus proche de la « nature » parmi les saunas urbains.

Un sauna à vapeur en forme de tonneau. Neuf à dix plantes médicinales précieuses cueillies sur le mont Ibuki, dans la préfecture de Shiga, réputé « trésor des plantes médicinales », dont le thym d’Ibuki, l’elsholtzia et le kuromoji, mijotent longuement, et l’on reçoit leur vapeur sur tout le corps. La température n’est que d’environ 50 °C, mais comme on baigne sans cesse dans la vapeur, la sensation de chaleur est très forte, et le parfum et les principes des herbes pénètrent tout le corps par le nez et la bouche. Enveloppé d’un tonneau en koyamaki, cet espace serein est réservé à une seule personne : une expérience concentrée, rien que pour soi.

Un bain froid ultra-froid sous les 10 °C, où tourbillonne un jet d’eau : un choc, comme si l’on était frappé par la foudre. Le puissant courant qui brasse l’eau comme une tornade amplifie encore le froid, et en quelques secondes une stimulation à faire trembler tout le corps vous traverse. Profond de 100 cm, il permet aussi de plonger. Ce refroidissement saisissant déroute la première fois, mais une fois qu’on s’y est habitué, il devient si addictif que les autres bains froids paraissent fades. Après le bain froid, de nombreux espaces de repos attendent à l’intérieur comme à l’extérieur.

Un bain froid bouillonnant à environ 25 °C, une température douce où même ceux qui n’aiment pas les bains froids s’immergent sans appréhension. Après s’être refroidi à cœur dans l’ultra-froid Thunder Tornado, on y vit une expérience singulière : les bulles paisibles et l’eau douce se conjuguent, toutes les tensions du corps se dénouent et l’on est envahi par une sensation de bonheur. Avec ses 60 cm de profondeur, facile d’accès, il est idéal aussi pour une alternance froid-froid avec le Thunder Tornado.

Un bain froid à jets d’environ 33 °C, pensé pour servir de « repos » dans le cycle « sauna → bain froid → repos ». Plus frais que la température du corps et plus chaud que Yasuragi, cette température subtile se double de la stimulation agréable de jets qui atteignent chaque partie du corps : on éprouve un bonheur à se croire monté au ciel. Sa conception est originale : sur le siège de devant, les jets visent les lombaires et la plante des pieds ; sur celui du fond, les lombaires et les cuisses. On s’en sert donc non seulement comme bain froid, mais aussi comme prolongement du totonou. Avec 40 cm de profondeur seulement, il se prête aux longues stations.

Un bain froid individuel qui recrée l’« avanto », mot finnois pour un trou percé dans un lac gelé, dans un bassin cylindrique en acrylique transparent. Installé dans l’espace de repos à l’air libre du toit, il donne la sensation hors du commun de descendre dans un trou de glace. Profond de 100 cm, il permet de plonger. Le cadre, où l’on voit le paysage extérieur à travers les parois transparentes, offre une expérience totalement différente des autres bains froids, et, comme les utilisateurs du sauna au feu de bois y ont la priorité, il recrée en pleine ville l’usage originel de l’avanto.
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Fermeture irrégulière
En train et en bus
À 30 secondes à pied de la sortie C6 (côté ouest) de la gare d’Ikebukuro (ligne JR Yamanote, Tokyo Metro). Prenez l’ascenseur à droite de l’entrée du restaurant Gusto Ikebukuro Nishiguchi, au rez-de-chaussée, jusqu’à l’accueil au 5e étage. Attention : cet ascenseur dédié n’est pas visible depuis la rue. En voiture, utilisez un parking des environs.
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