Qu’est-ce qu’une source de CO2 ? Basé sur le guide d’analyse des eaux minérales du ministère de l’Environnement, ce texte explique le seuil de 1 000 mg/kg de CO2 libre, les bulles sur la peau, les bains tièdes, les eaux célèbres comme Nagayu, et la différence entre naturel et artificiel.
Publié le: 24/12/2025
Qu’est-ce qu’une source de CO2 ? Basé sur le guide d’analyse des eaux minérales du ministère de l’Environnement, ce texte explique le seuil de 1 000 mg/kg de CO2 libre, les bulles sur la peau, les bains tièdes, les eaux célèbres comme Nagayu, et la différence entre naturel et artificiel.
Publié le: 24/12/2025
La source de CO2 est l’un des 10 types de sources thermales curatives. Elle désigne une eau thermale contenant une certaine quantité de dioxyde de carbone (gaz carbonique). On l’appelle souvent simplement « source carbonatée ». En s’immergeant, de fines bulles apparaissent sur le corps et les mains et les pieds, ce qui en est le signe le plus visible. C’est pourquoi on la décrit parfois comme un « bain limonade ».
En conclusion, ces bulles correspondent au dioxyde de carbone dissous dans l’eau qui adhère à la peau, et c’est la caractéristique la plus facile à reconnaître d’une source de CO2. En revanche, les sources naturelles de carbone à forte concentration sont rares au Japon, et comme le gaz carbonique s’échappe plus facilement à haute température, elles sont souvent proposées dans des bains tièdes. Dans cet article, nous résumons la définition, le mécanisme des bulles, les eaux célèbres représentatives, la différence entre naturel et artificiel, et les précautions de bain, sur la base des critères du ministère de l’Environnement. Pour une vue d’ensemble des 10 types de sources, voir Guide des types de sources thermales ; ici, nous nous concentrons sur la source de CO2.
Cet article fournit des informations générales et ne garantit aucun effet thérapeutique ou bénéfice pour la santé. Les personnes souffrant d’une maladie chronique ou ne se sentant pas bien doivent éviter de se forcer et suivre les conseils de leur médecin ou de l’établissement.
Le classement en source de CO2 dépend de la quantité de dioxyde de carbone dissoute dans l’eau. Selon le « guide d’analyse des eaux minérales » du ministère de l’Environnement, une source de CO2 portant ce nom en tant que source thermale curative est définie comme une eau thermale contenant au moins 1 000 mg de CO2 libre par kg d’eau thermale. Si un établissement affiche « source de CO2 » ou « source contenant du dioxyde de carbone », cela signifie que l’eau satisfait à ce critère.
Par ailleurs, la loi japonaise sur les sources thermales reconnaît comme « onsen » une eau contenant au moins 250 mg/kg de CO2 libre. Pour pouvoir revendiquer la catégorie curative de « source de CO2 », il faut donc atteindre au moins 1 000 mg/kg, soit quatre fois plus. Ainsi, si l’on voit l’indication « source de CO2 », on peut considérer que l’eau en contient une quantité très élevée. Si elle contient aussi du fer, elle peut être présentée, dans le contexte de source ferrugineuse, comme une « source carbonatée ferrugineuse ». Même au sein des sources de CO2, l’aspect et la sensation varient.
Les bulles d’une source de CO2 proviennent du dioxyde de carbone dissous dans l’eau qui adhère à la surface du corps et apparaît sous forme de fines bulles. C’est le même principe que les petites bulles sur la paroi d’un verre de boisson gazeuse : un dioxyde de carbone fortement dissous dans l’eau se manifeste à l’interface avec la peau.
Cependant, l’apparition des bulles varie selon les personnes et les établissements. La concentration en CO2, la température de l’eau, le temps écoulé depuis l’exposition à l’air et la structure du bassin influencent leur quantité. Il peut y avoir des jours où l’on voit beaucoup de bulles et d’autres où elles sont plus discrètes. Le dioxyde de carbone s’échappe avec le temps, donc plus l’eau est « fraîche », plus les bulles sont perceptibles. On ne peut pas simplement dire qu’« il y a peu de bulles, donc ce n’est pas authentique ». De plus, bouger vigoureusement dans le bain fait se détacher les bulles, donc rester immobile permet de mieux les observer.
Les sources de CO2 sont souvent utilisées à une température relativement tiède. Cela tient au fait que plus l’eau est chaude, plus le dioxyde de carbone s’échappe facilement. Dans un bain chaud, le gaz carbonique se dissipe et il est difficile de conserver une forte concentration. À l’inverse, plus la température est basse, plus le CO2 reste dissous, ce qui rend le bain tiède plus adapté pour profiter des bulles et de la sensation gazeuse.
C’est pourquoi les sources de CO2 sont souvent proposées dans des bassins à température proche du corps, voire légèrement inférieure. Elles peuvent sembler insuffisamment chaudes à ceux qui aiment les bains très chauds, mais conviennent bien à ceux qui préfèrent se détendre longuement dans une eau tiède. Pour la sensation des bains tièdes, voir aussi Classification des bains selon la température.
On présente parfois la source de CO2 comme favorisant la circulation et réchauffant le corps, ou comme le « bain du cœur ». Toutefois, il s’agit d’expressions générales utilisées pour les sources thermales curatives, et cet article ne confirme pas d’effet particulier. Les indications thérapeutiques des sources curatives supposent une utilisation répétée sur une certaine période, et les effets varient beaucoup d’une personne à l’autre. Les personnes ayant des inquiétudes concernant le cœur ou la tension artérielle devraient éviter de prendre ces expressions au pied de la lettre et privilégier une durée de bain raisonnable, en vérifiant leur état physique.
Les sources naturelles de CO2 à forte concentration sont peu nombreuses au Japon. L’activité volcanique y est intense et les sources ont tendance à être chaudes ; or, comme indiqué plus haut, le CO2 se dissout difficilement dans une eau très chaude. Les conditions nécessaires pour qu’une eau souterraine contienne beaucoup de CO2 tout en n’étant pas excessivement chaude sont limitées, d’où cette rareté. Pour mieux comprendre l’émergence des sources thermales, voir Comment les onsen jaillissent-ils ?. On sait aussi qu’il existe relativement plus de sources naturelles de CO2 en Europe, notamment en Allemagne.
Parmi elles, la source naturelle carbonatée à forte concentration la plus connue du Japon est celle de Nagayu, dans la préfecture d’Ōita. Le tableau ci-dessous en présente quelques exemples.
| Station thermale | Localisation | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Nagayu Onsen | Préfecture d’Ōita | Réputée pour une concentration en CO2 parmi les plus élevées du Japon dans les gammes chaudes, souvent présentée comme la « meilleure source carbonatée du Japon ». Elle contient aussi du fer et est appréciée comme source carbonatée ferrugineuse |
| Funagoya Onsen | Préfecture de Fukuoka | Connue depuis longtemps comme source minérale contenant du CO2, appréciée pour ses bains tièdes et sa culture de boisson de l’eau thermale |
Les caractéristiques ci-dessus ne sont qu’un exemple ; même dans une même station thermale, la composition et la concentration varient selon la source. Le plus sûr est de vérifier, sur l’étiquette affichée ou dans l’analyse de l’eau thermale, à quel type appartient l’eau.
Ces dernières années, on voit de plus en plus de bassins étiquetés « source carbonatée à haute concentration » ou « source carbonatée artificielle » dans les super sentō et les établissements de bains à la journée. Il s’agit d’eau dans laquelle du dioxyde de carbone est ajouté artificiellement à l’aide d’un système de circulation ou d’un dispositif similaire. Les additifs de bain carbonatés pour usage domestique reposent sur la même idée.
La différence entre naturel et artificiel réside dans le fait que le CO2 s’est dissous naturellement en jaillissant, ou qu’il a été ajouté artificiellement après coup. Le dioxyde de carbone dissous lui-même ne change pas entre les deux. Le tableau suivant résume cela.
| Élément | Source de CO2 naturelle | Source carbonatée artificielle |
|---|---|---|
| Origine du CO2 | Dissous naturellement dans l’eau sous terre | Dissous après coup à l’aide d’un appareil ou d’un additif de bain |
| Nom de la source | Si le critère est rempli, elle peut être classée comme source curative de CO2 | Elle ne porte pas de nom de source curative, et n’est souvent pas une source thermale au sens strict |
| Rareté et accessibilité | Les sources naturelles à forte concentration sont rares | Largement répandues même dans les établissements urbains |
| Autres composants | Peut contenir d’autres minéraux, comme le fer | En principe, seul le dioxyde de carbone est ajouté |
Pour les voyageurs, l’important n’est pas tant l’origine naturelle ou artificielle que la température du bain et l’intensité des bulles et de la sensation carbonatée. On ne peut pas dire qu’une source naturelle soit toujours supérieure, ni qu’une source artificielle ait moins de valeur. En revanche, les sources naturelles de CO2 présentes à divers endroits du Japon ont un charme unique, lié à leur composition locale et à leur histoire.
Dans une source de CO2, on ressent plus facilement les bulles et la sensation carbonatée en restant calmement immergé qu’en bougeant beaucoup. Même si l’eau est souvent tiède, il ne faut pas relâcher sa vigilance : même à basse température, un bain trop long fatigue le corps. Même si l’on a l’impression de pouvoir rester longtemps, il faut éviter de forcer et sortir du bain en surveillant les signes d’échauffement ou de fatigue. Les bases sont les mêmes que pour les autres types de sources : se rincer avant d’entrer et s’hydrater avant et après le bain. Les personnes âgées, celles ayant une maladie chronique et surtout celles qui s’inquiètent du cœur ou de la tension devraient aussi consulter Précautions avant d’entrer dans un onsen.
Comparée à des sources comme source sulfureuse, dont l’odeur et la couleur sont très marquées, la source de CO2 est souvent presque incolore et transparente, mais c’est une source rare dont la différence se ressent sur la peau. Vous pouvez rechercher des établissements proposant ce type de source via liste des établissements.
Elles désignent presque la même chose. « Source de CO2 » est le nom officiel utilisé dans le guide d’analyse des eaux minérales du ministère de l’Environnement, tandis que « source carbonatée » est l’appellation courante issue de l’ancien usage. On la présente parfois aussi comme un « bain limonade ».
Ce sont des bulles fines formées par le dioxyde de carbone très fortement dissous dans l’eau, qui adhèrent à la surface du corps. C’est le même principe que les bulles sur la paroi d’un verre de boisson gazeuse, et leur quantité dépend de la concentration, de la température et de la fraîcheur de l’eau.
Parce que le dioxyde de carbone s’échappe plus facilement quand la température de l’eau est élevée. Comme le gaz carbonique se dissipe dans l’eau chaude, les bains sont souvent proposés à une température tiède afin de préserver les bulles et la sensation carbonatée.
Le dioxyde de carbone dissous lui-même ne change pas entre naturel et artificiel. Toutefois, seul une source naturelle de CO2 répondant aux critères peut porter un nom de source curative, et la source carbonatée artificielle ne reçoit pas ce nom. Cet article ne se prononce pas sur les effets.
Des expressions comme « favoriser la circulation » ou « bain du cœur » sont des formules d’usage, et cet article ne confirme aucun effet. Les personnes ayant des inquiétudes concernant le cœur ou la tension artérielle devraient d’autant plus éviter les bains prolongés, respecter une durée raisonnable et sortir immédiatement si elles ressentent le moindre malaise.
La source de CO2 est une source thermale curative contenant au moins 1 000 mg/kg de CO2 libre, dont le signe le plus facile à reconnaître est la présence de fines bulles sur la peau. Comme le CO2 s’échappe facilement à haute température, ces eaux sont souvent proposées tièdes. Au Japon, où l’activité volcanique est intense, les sources carbonatées naturelles à forte concentration sont rares, et Nagayu Onsen, à Ōita, est l’un des lieux les plus connus. Les sources carbonatées artificielles, devenues courantes récemment, sont obtenues en dissolvant du CO2 après coup ; elles ne portent pas de nom de source, mais permettent de profiter facilement de la sensation carbonatée.
En tant que voyageur, il suffit de comprendre le mécanisme des bulles, la raison du bain tiède et la différence entre naturel et artificiel pour en profiter pleinement. L’important est de ne pas prétendre à des effets garantis et de se baigner sans forcer, en fonction de son état. Pour une vue d’ensemble de chaque type de source, voir Guide des types de sources thermales.
La source de CO2 est l’un des 10 types de sources thermales curatives. Elle désigne une eau thermale contenant une certaine quantité de dioxyde de carbone (gaz carbonique). On l’appelle souvent simplement « source carbonatée ». En s’immergeant, de fines bulles apparaissent sur le corps et les mains et les pieds, ce qui en est le signe le plus visible. C’est pourquoi on la décrit parfois comme un « bain limonade ».
En conclusion, ces bulles correspondent au dioxyde de carbone dissous dans l’eau qui adhère à la peau, et c’est la caractéristique la plus facile à reconnaître d’une source de CO2. En revanche, les sources naturelles de carbone à forte concentration sont rares au Japon, et comme le gaz carbonique s’échappe plus facilement à haute température, elles sont souvent proposées dans des bains tièdes. Dans cet article, nous résumons la définition, le mécanisme des bulles, les eaux célèbres représentatives, la différence entre naturel et artificiel, et les précautions de bain, sur la base des critères du ministère de l’Environnement. Pour une vue d’ensemble des 10 types de sources, voir Guide des types de sources thermales ; ici, nous nous concentrons sur la source de CO2.
Cet article fournit des informations générales et ne garantit aucun effet thérapeutique ou bénéfice pour la santé. Les personnes souffrant d’une maladie chronique ou ne se sentant pas bien doivent éviter de se forcer et suivre les conseils de leur médecin ou de l’établissement.
Le classement en source de CO2 dépend de la quantité de dioxyde de carbone dissoute dans l’eau. Selon le « guide d’analyse des eaux minérales » du ministère de l’Environnement, une source de CO2 portant ce nom en tant que source thermale curative est définie comme une eau thermale contenant au moins 1 000 mg de CO2 libre par kg d’eau thermale. Si un établissement affiche « source de CO2 » ou « source contenant du dioxyde de carbone », cela signifie que l’eau satisfait à ce critère.
Par ailleurs, la loi japonaise sur les sources thermales reconnaît comme « onsen » une eau contenant au moins 250 mg/kg de CO2 libre. Pour pouvoir revendiquer la catégorie curative de « source de CO2 », il faut donc atteindre au moins 1 000 mg/kg, soit quatre fois plus. Ainsi, si l’on voit l’indication « source de CO2 », on peut considérer que l’eau en contient une quantité très élevée. Si elle contient aussi du fer, elle peut être présentée, dans le contexte de source ferrugineuse, comme une « source carbonatée ferrugineuse ». Même au sein des sources de CO2, l’aspect et la sensation varient.
Les bulles d’une source de CO2 proviennent du dioxyde de carbone dissous dans l’eau qui adhère à la surface du corps et apparaît sous forme de fines bulles. C’est le même principe que les petites bulles sur la paroi d’un verre de boisson gazeuse : un dioxyde de carbone fortement dissous dans l’eau se manifeste à l’interface avec la peau.
Cependant, l’apparition des bulles varie selon les personnes et les établissements. La concentration en CO2, la température de l’eau, le temps écoulé depuis l’exposition à l’air et la structure du bassin influencent leur quantité. Il peut y avoir des jours où l’on voit beaucoup de bulles et d’autres où elles sont plus discrètes. Le dioxyde de carbone s’échappe avec le temps, donc plus l’eau est « fraîche », plus les bulles sont perceptibles. On ne peut pas simplement dire qu’« il y a peu de bulles, donc ce n’est pas authentique ». De plus, bouger vigoureusement dans le bain fait se détacher les bulles, donc rester immobile permet de mieux les observer.
Les sources de CO2 sont souvent utilisées à une température relativement tiède. Cela tient au fait que plus l’eau est chaude, plus le dioxyde de carbone s’échappe facilement. Dans un bain chaud, le gaz carbonique se dissipe et il est difficile de conserver une forte concentration. À l’inverse, plus la température est basse, plus le CO2 reste dissous, ce qui rend le bain tiède plus adapté pour profiter des bulles et de la sensation gazeuse.
C’est pourquoi les sources de CO2 sont souvent proposées dans des bassins à température proche du corps, voire légèrement inférieure. Elles peuvent sembler insuffisamment chaudes à ceux qui aiment les bains très chauds, mais conviennent bien à ceux qui préfèrent se détendre longuement dans une eau tiède. Pour la sensation des bains tièdes, voir aussi Classification des bains selon la température.
On présente parfois la source de CO2 comme favorisant la circulation et réchauffant le corps, ou comme le « bain du cœur ». Toutefois, il s’agit d’expressions générales utilisées pour les sources thermales curatives, et cet article ne confirme pas d’effet particulier. Les indications thérapeutiques des sources curatives supposent une utilisation répétée sur une certaine période, et les effets varient beaucoup d’une personne à l’autre. Les personnes ayant des inquiétudes concernant le cœur ou la tension artérielle devraient éviter de prendre ces expressions au pied de la lettre et privilégier une durée de bain raisonnable, en vérifiant leur état physique.
Les sources naturelles de CO2 à forte concentration sont peu nombreuses au Japon. L’activité volcanique y est intense et les sources ont tendance à être chaudes ; or, comme indiqué plus haut, le CO2 se dissout difficilement dans une eau très chaude. Les conditions nécessaires pour qu’une eau souterraine contienne beaucoup de CO2 tout en n’étant pas excessivement chaude sont limitées, d’où cette rareté. Pour mieux comprendre l’émergence des sources thermales, voir Comment les onsen jaillissent-ils ?. On sait aussi qu’il existe relativement plus de sources naturelles de CO2 en Europe, notamment en Allemagne.
Parmi elles, la source naturelle carbonatée à forte concentration la plus connue du Japon est celle de Nagayu, dans la préfecture d’Ōita. Le tableau ci-dessous en présente quelques exemples.
| Station thermale | Localisation | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Nagayu Onsen | Préfecture d’Ōita | Réputée pour une concentration en CO2 parmi les plus élevées du Japon dans les gammes chaudes, souvent présentée comme la « meilleure source carbonatée du Japon ». Elle contient aussi du fer et est appréciée comme source carbonatée ferrugineuse |
| Funagoya Onsen | Préfecture de Fukuoka | Connue depuis longtemps comme source minérale contenant du CO2, appréciée pour ses bains tièdes et sa culture de boisson de l’eau thermale |
Les caractéristiques ci-dessus ne sont qu’un exemple ; même dans une même station thermale, la composition et la concentration varient selon la source. Le plus sûr est de vérifier, sur l’étiquette affichée ou dans l’analyse de l’eau thermale, à quel type appartient l’eau.
Ces dernières années, on voit de plus en plus de bassins étiquetés « source carbonatée à haute concentration » ou « source carbonatée artificielle » dans les super sentō et les établissements de bains à la journée. Il s’agit d’eau dans laquelle du dioxyde de carbone est ajouté artificiellement à l’aide d’un système de circulation ou d’un dispositif similaire. Les additifs de bain carbonatés pour usage domestique reposent sur la même idée.
La différence entre naturel et artificiel réside dans le fait que le CO2 s’est dissous naturellement en jaillissant, ou qu’il a été ajouté artificiellement après coup. Le dioxyde de carbone dissous lui-même ne change pas entre les deux. Le tableau suivant résume cela.
| Élément | Source de CO2 naturelle | Source carbonatée artificielle |
|---|---|---|
| Origine du CO2 | Dissous naturellement dans l’eau sous terre | Dissous après coup à l’aide d’un appareil ou d’un additif de bain |
| Nom de la source | Si le critère est rempli, elle peut être classée comme source curative de CO2 | Elle ne porte pas de nom de source curative, et n’est souvent pas une source thermale au sens strict |
| Rareté et accessibilité | Les sources naturelles à forte concentration sont rares | Largement répandues même dans les établissements urbains |
| Autres composants | Peut contenir d’autres minéraux, comme le fer | En principe, seul le dioxyde de carbone est ajouté |
Pour les voyageurs, l’important n’est pas tant l’origine naturelle ou artificielle que la température du bain et l’intensité des bulles et de la sensation carbonatée. On ne peut pas dire qu’une source naturelle soit toujours supérieure, ni qu’une source artificielle ait moins de valeur. En revanche, les sources naturelles de CO2 présentes à divers endroits du Japon ont un charme unique, lié à leur composition locale et à leur histoire.
Dans une source de CO2, on ressent plus facilement les bulles et la sensation carbonatée en restant calmement immergé qu’en bougeant beaucoup. Même si l’eau est souvent tiède, il ne faut pas relâcher sa vigilance : même à basse température, un bain trop long fatigue le corps. Même si l’on a l’impression de pouvoir rester longtemps, il faut éviter de forcer et sortir du bain en surveillant les signes d’échauffement ou de fatigue. Les bases sont les mêmes que pour les autres types de sources : se rincer avant d’entrer et s’hydrater avant et après le bain. Les personnes âgées, celles ayant une maladie chronique et surtout celles qui s’inquiètent du cœur ou de la tension devraient aussi consulter Précautions avant d’entrer dans un onsen.
Comparée à des sources comme source sulfureuse, dont l’odeur et la couleur sont très marquées, la source de CO2 est souvent presque incolore et transparente, mais c’est une source rare dont la différence se ressent sur la peau. Vous pouvez rechercher des établissements proposant ce type de source via liste des établissements.
Elles désignent presque la même chose. « Source de CO2 » est le nom officiel utilisé dans le guide d’analyse des eaux minérales du ministère de l’Environnement, tandis que « source carbonatée » est l’appellation courante issue de l’ancien usage. On la présente parfois aussi comme un « bain limonade ».
Ce sont des bulles fines formées par le dioxyde de carbone très fortement dissous dans l’eau, qui adhèrent à la surface du corps. C’est le même principe que les bulles sur la paroi d’un verre de boisson gazeuse, et leur quantité dépend de la concentration, de la température et de la fraîcheur de l’eau.
Parce que le dioxyde de carbone s’échappe plus facilement quand la température de l’eau est élevée. Comme le gaz carbonique se dissipe dans l’eau chaude, les bains sont souvent proposés à une température tiède afin de préserver les bulles et la sensation carbonatée.
Le dioxyde de carbone dissous lui-même ne change pas entre naturel et artificiel. Toutefois, seul une source naturelle de CO2 répondant aux critères peut porter un nom de source curative, et la source carbonatée artificielle ne reçoit pas ce nom. Cet article ne se prononce pas sur les effets.
Des expressions comme « favoriser la circulation » ou « bain du cœur » sont des formules d’usage, et cet article ne confirme aucun effet. Les personnes ayant des inquiétudes concernant le cœur ou la tension artérielle devraient d’autant plus éviter les bains prolongés, respecter une durée raisonnable et sortir immédiatement si elles ressentent le moindre malaise.
La source de CO2 est une source thermale curative contenant au moins 1 000 mg/kg de CO2 libre, dont le signe le plus facile à reconnaître est la présence de fines bulles sur la peau. Comme le CO2 s’échappe facilement à haute température, ces eaux sont souvent proposées tièdes. Au Japon, où l’activité volcanique est intense, les sources carbonatées naturelles à forte concentration sont rares, et Nagayu Onsen, à Ōita, est l’un des lieux les plus connus. Les sources carbonatées artificielles, devenues courantes récemment, sont obtenues en dissolvant du CO2 après coup ; elles ne portent pas de nom de source, mais permettent de profiter facilement de la sensation carbonatée.
En tant que voyageur, il suffit de comprendre le mécanisme des bulles, la raison du bain tiède et la différence entre naturel et artificiel pour en profiter pleinement. L’important est de ne pas prétendre à des effets garantis et de se baigner sans forcer, en fonction de son état. Pour une vue d’ensemble de chaque type de source, voir Guide des types de sources thermales.