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Sources radioactives au radon : critères et sécurité

Qu’est-ce qu’une source radioactive (radon, radium) ? Découvrez les seuils du ministère de l’Environnement du Japon (8,25 unités Mache = 111 Bq/kg), des exemples comme Misasa, Tamagawa et Masutomi, et l’état scientifique du débat sur l’hormèse.

Publié le: 24/12/2025

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Sources radioactives au radon : critères et sécurité

Qu’est-ce qu’une source radioactive (radon, radium) ? Découvrez les seuils du ministère de l’Environnement du Japon (8,25 unités Mache = 111 Bq/kg), des exemples comme Misasa, Tamagawa et Masutomi, et l’état scientifique du débat sur l’hormèse.

Publié le: 24/12/2025

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Sommaire

  1. 1Qu’est-ce qu’une source radioactive ? Le critère dépend de la quantité de radon
  2. 2Sources radioactives emblématiques
  3. 3L’hormèse : son statut scientifique n’est pas établi
  4. 4Précautions pour en profiter en toute sécurité
  5. 5Questions fréquentes
  6. 6Conclusion
  7. 7Sources

Les sources radioactives sont l’une des 10 catégories de sources thermales thérapeutiques, dont l’eau contient une certaine quantité de substances radioactives comme le radon. On les présente aussi souvent comme des « sources au radon » ou des « sources au radium ». Leur nom inspire facilement de l’inquiétude, mais ici, la « radioactivité » désigne une très faible radioactivité naturelle issue des roches souterraines, différente de la radioactivité artificielle liée aux installations nucléaires.

En bref, les sources radioactives sont souvent incolores, transparentes, sans goût ni odeur, et l’on les apprécie davantage en lisant leur fiche d’analyse qu’en les identifiant par les sens. Le critère est clairement fixé par les Lignes directrices d’analyse des eaux minérales du ministère de l’Environnement : au moins 8,25 unités Mache de radon (environ 111 Bq/kg). En revanche, la « radio-hormèse » souvent évoquée n’est pas scientifiquement établie et fait encore l’objet de débats. Cet article résume la définition des sources radioactives, leurs stations emblématiques et la manière d’en penser la sécurité. Pour une vue d’ensemble des types de sources thermales, voir Guide des types de sources thermales.

Cet article fournit des informations générales et ne garantit aucun effet thérapeutique ni bénéfice pour la santé. Les effets des sources radioactives sur la santé ne font pas consensus, et le débat reste ouvert, comme expliqué ci-dessous. Les personnes souffrant d’une maladie chronique, les femmes enceintes et celles qui se sentent mal doivent éviter de forcer et suivre les conseils d’un médecin ou de l’établissement.

Qu’est-ce qu’une source radioactive ? Le critère dépend de la quantité de radon

Ce qui détermine la catégorie des sources radioactives, c’est la quantité de radon (ainsi que de radium, etc.) dissoute dans l’eau. Le radon est un gaz radioactif produit lors de la désintégration de l’uranium ou du radium présents dans le sol. Sa demi-vie est courte, d’environ 3,8 jours. Lorsque l’eau thermale remonte à la surface, le radon se dissipe peu à peu dans l’air. C’est pourquoi les sources radioactives ont tendance à être « plus concentrées près de la source, et plus fraîches lorsqu’elles viennent d’être puisées ».

Les expressions « source au radon » et « source au radium » sont presque équivalentes, mais la plupart des sources radioactives japonaises reposent surtout sur le radon dissous dans l’eau. Comme elles n’ont pas de couleur ni d’odeur marquées, il est difficile d’en deviner la nature comme on le ferait pour une source sulfureuse. Le plus fiable est de consulter le tableau d’analyse de l’eau thermale. La lecture de ces analyses est abordée dans Guide des types de sources thermales.

La loi sur les sources thermales et la catégorie des sources thérapeutiques fixent les seuils suivants. Les valeurs proviennent des Lignes directrices d’analyse des eaux minérales du ministère de l’Environnement (« révision de 2014 »).

CatégorieSeuil de radonPositionnement
« Source thermale » au sens de la loi sur les sources thermalesAu moins 8,25 unités Mache (environ 111 Bq/kg)Si cette quantité est présente, l’eau peut être reconnue comme source thermale, même à basse température
« Source radioactive » parmi les sources thérapeutiquesAu moins 8,25 unités Mache (environ 111 Bq/kg)Seuil inférieur pour porter le nom de source radioactive en tant que source thérapeutique
Source radioactive faible simpleDe 8,25 à moins de 50 unités MacheSource radioactive de concentration relativement faible
Source radioactive simple50 unités Mache ou plusSource radioactive de concentration plus élevée

L’« unité Mache » est une ancienne unité de mesure de la concentration en radon. 8,25 unités Mache correspondent à environ 111 Bq/kg, soit 30 × 10⁻¹⁰ curie/kg dans l’ancienne notation avant le SI. Les analyses mentionnent souvent les deux unités.

Sources radioactives emblématiques

Les sources radioactives existent dans tout le Japon, mais les plus connues sont les trois suivantes. Même sous le même nom, les usages et les niveaux de concentration peuvent varier fortement.

Station thermaleLocalisationCaractéristiques
Misasa OnsenPréfecture de TottoriL’une des grandes stations japonaises de radon. Étudiée depuis longtemps pour le radon et connue aussi pour ses sources jaillissant à haute température
Tamagawa OnsenPréfecture d’AkitaCélèbre pour son acidité élevée, mais la pierre particulière Hōtōseki, classée monument naturel spécial, émet du radon. Connue pour ses séjours thérapeutiques avec inhalation de gaz lors des bains sur rocher
Masutomi OnsenPréfecture de YamanashiConnue comme une source radioactive puissante, avec des bains à boire dont des enquêtes passées ont signalé des valeurs élevées de radon

Les tendances de valeurs mentionnées ici ne sont qu’indicatives. La concentration en radon varie selon la source, et parfois selon la saison, même dans une même station thermale. À Tamagawa Onsen, par exemple, on utilise parfois davantage le radon des roches et de l’air environnant que l’eau elle-même. On ne peut donc pas tout regrouper sous un seul terme, « source radioactive ». Tamagawa Onsen est aussi fortement acide, et les frontières entre types de sources se chevauchent souvent. Pour les sources à forte odeur, voir Quelle est l’origine de l’odeur des sources sulfurées ?, et pour comprendre comment une source thermale remonte à la surface, voir aussi Comment une source thermale jaillit-elle ?.

L’hormèse : son statut scientifique n’est pas établi

Quand on parle des sources radioactives, la « radio-hormèse » apparaît inévitablement. C’est l’hypothèse selon laquelle une très faible dose de rayonnement stimulerait les défenses de l’organisme et pourrait avoir un effet bénéfique sur la santé. On la présente parfois comme un effet avantageux dans les guides ou brochures des stations thermales, mais sur le plan scientifique, ce n’est pas un fait établi, et le débat se poursuit, y compris avec des positions sceptiques.

La norme internationale en radioprotection repose sur l’« hypothèse linéaire sans seuil » (LNT) adoptée par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR). Elle suppose que le risque de cancer augmente proportionnellement à la dose, même à faible exposition, et sert de base à la radioprotection dans de nombreux pays. L’hormèse s’inscrit à l’écart de ce cadre dominant, et à ce jour elle ne dispose pas de preuves suffisamment solides pour être intégrée à l’évaluation des risques.

Il vaut donc mieux éviter de considérer les sources radioactives comme ayant un effet certain « contre le cancer » ou « pour renforcer l’immunité ». En revanche, la dose de rayonnement réellement reçue dans une station thermale est d’origine naturelle et très faible, et n’est généralement pas jugée excessive dans le cadre d’un bain normal. Ni « effet puissant », ni « danger extrême » ne doivent être affirmés sans nuance : telle est l’attitude la plus réaliste face aux sources radioactives. Pour une réflexion plus générale sur les bienfaits des sources thermales, voir aussi Précautions à prendre avant d’entrer dans une source thermale.

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Précautions pour en profiter en toute sécurité

Les sources radioactives ne nécessitent aucun équipement particulier. Comme pour un bain classique, il faut commencer par se rincer, éviter les bains trop longs et bien s’hydrater avant et après. Le radon s’échappe facilement dans l’air dans une salle de bain bien ventilée. Tant qu’on évite de rester longtemps dans un espace fermé, il n’y a pas lieu de s’inquiéter excessivement.

Dans les établissements qui mettent en avant la boisson de l’eau thermale ou l’inhalation de gaz, les modalités d’usage et les durées recommandées sont indiquées sur place. En particulier, la boisson de l’eau thermale n’est autorisée que pour les sources officiellement reconnues, et il ne convient pas d’en boire de grandes quantités de sa propre initiative. Les femmes enceintes, les personnes ayant une maladie chronique ou celles qui s’inquiètent fortement des rayonnements devraient vérifier les explications de l’établissement et utiliser ces services avec prudence. Vous pouvez rechercher une source radioactive qui vous intéresse dans la liste des établissements.

Questions fréquentes

Est-ce dangereux de s’exposer à une source radioactive ?

Les sources radioactives contiennent une très faible radioactivité d’origine naturelle, et la quantité reçue lors d’un bain normal est considérée comme minime. Il n’est pas nécessaire d’en avoir une peur excessive, mais comme on ne peut pas non plus dire qu’elles sont « totalement sans risque », il vaut mieux éviter les bains trop longs et profiter de lieux bien ventilés.

Une source au radon est-elle différente d’une source au radium ?

Les deux expressions sont presque interchangeables. Dans la classification, on parle de « source radioactive » selon la quantité de radon dissous, et beaucoup de sources radioactives japonaises reposent principalement sur le radon dissous dans l’eau.

L’effet d’hormèse existe-t-il vraiment ?

L’hypothèse selon laquelle une faible dose de rayonnement serait bénéfique est intéressante, mais elle n’est pas scientifiquement établie, et le débat continue, y compris avec des avis négatifs. Nous recommandons de ne pas la considérer comme un effet prouvé.

Peut-on y aller pendant la grossesse ?

On ne peut pas répondre de manière générale. En cas de doute, évitez de forcer, consultez un médecin à l’avance et suivez les consignes de l’établissement. La boisson de l’eau thermale et l’inhalation de gaz sont des usages qui exigent une prudence particulière.

Peut-on reconnaître une source radioactive à son aspect ou à son odeur ?

Dans la plupart des cas, elle est incolore, transparente, sans goût ni odeur, et il est difficile de l’identifier au ressenti. Le plus sûr est de vérifier le nom de la source dans le tableau d’analyse affiché au vestiaire ou dans l’espace bain.

Conclusion

Les sources radioactives sont des sources thérapeutiques contenant au moins 8,25 unités Mache de radon (environ 111 Bq/kg). Elles sont souvent incolores, transparentes, sans goût ni odeur, et leur caractère se comprend surtout à travers leur fiche d’analyse. Des stations célèbres comme Misasa, Tamagawa et Masutomi existent, chacune avec ses niveaux de concentration et ses usages propres. La radio-hormèse souvent évoquée n’est pas scientifiquement établie. Il est donc plus réaliste de ne ni l’affirmer comme un effet garanti, ni la craindre excessivement, mais de l’aborder calmement comme une très faible radioactivité d’origine naturelle. Pour une vue d’ensemble de chaque type de source, consultez Guide des types de sources thermales.

Sources

  • Ministère de l’Environnement, « Lignes directrices d’analyse des eaux minérales (révision de 2014) »
  • Ministère de l’Environnement, « Protection et utilisation des sources thermales »
  • Ministère de l’Environnement, « Données de base unifiées sur les effets des rayonnements sur la santé » : le débat autour du modèle LNT
  • Ministère de l’Environnement, « Données de base unifiées sur les effets des rayonnements sur la santé » : exposition interne par inhalation du radon et du thoron
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