Précautions à prendre pour les personnes diabétiques aux sources chaudes, en tenant compte du cadre du Ministère de l’Environnement. L’onsen ne guérit pas le diabète. Quatre risques et leurs contre-mesures, puis un bain tiède, bref et avec contrôle des pieds, sans promettre d’effet thérapeutique.
Publié le: 28/06/2026
Précautions à prendre pour les personnes diabétiques aux sources chaudes, en tenant compte du cadre du Ministère de l’Environnement. L’onsen ne guérit pas le diabète. Quatre risques et leurs contre-mesures, puis un bain tiède, bref et avec contrôle des pieds, sans promettre d’effet thérapeutique.
Publié le: 28/06/2026
Quand une personne diabétique va aux sources chaudes, il vaut mieux d’abord se demander non pas « cela a l’air bon pour moi », mais « puis-je y entrer en toute sécurité avec mon état actuel ? ». Avec le diabète, les complications et les variations de glycémie peuvent s’ajouter au bain et créer des risques qu’une personne en bonne santé rencontre rarement. Les principaux points de vigilance sont les brûlures liées à une moindre sensation de chaleur, les plaies et infections des pieds, l’hypoglycémie pendant le bain, et la déshydratation.
En conclusion, les précautions sont claires. Pour éviter les brûlures, vérifiez la température de l’eau avec la main et privilégiez une eau tiède et des bains courts. En présence de plaies, de cloques ou d’infection aux pieds, abstenez-vous de vous baigner et consultez. Évitez le bain à jeun, juste après l’exercice, et les bains prolongés, car ils favorisent l’hypoglycémie; prévoyez au besoin une collation ou du glucose. Enfin, hydratez-vous régulièrement. Rien de tout cela n’est compliqué: un petit geste de préparation avant d’entrer suffit.
Parmi les sources chaudes classées comme eaux thermales à visée thérapeutique, certaines eaux sont mentionnées dans le cadre du Ministère de l’Environnement parmi les indications générales, y compris l’« intolérance au glucose (diabète) ». Cela ne signifie toutefois pas que l’onsen guérit le diabète, ni que le bain remplace un traitement. Cet article explique comment les personnes diabétiques peuvent profiter des sources chaudes en réduisant les contraintes, sans affirmer d’effets thérapeutiques.
Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. L’état du diabète et la présence de complications varient beaucoup d’une personne à l’autre, et la conduite à tenir change aussi. Les sources chaudes ne remplacent pas un traitement. Si vous avez des complications (neuropathie périphérique, néphropathie, rétinopathie, maladie cardiovasculaire, etc.) ou si vous êtes inquiet au sujet de votre glycémie, ne forcez pas et demandez conseil à votre médecin traitant. Soyez particulièrement attentif à l’hypoglycémie, aux brûlures, aux plaies et aux infections des pieds. Si votre médecin vous a donné des consignes concernant le bain, elles priment.
Sur la base de la loi sur les sources thermales, le Ministère de l’Environnement définit des « indications » pour chaque type d’eau thermale à visée thérapeutique. Certaines eaux figurent parmi les indications générales avec l’« intolérance au glucose (diabète) », ce qui alimente parfois l’idée que « les sources chaudes sont bonnes pour le diabète ».
Mais il y a deux points à ne pas confondre. D’une part, ces indications sont un cadre administratif établi en pensant à un usage répété sur une période donnée, comme une cure, et non la garantie d’un effet après un seul bain. D’autre part, être inclus dans les indications ne veut pas dire que l’efficacité est prouvée ou qu’il s’agit d’un traitement. Le traitement du diabète repose sur l’alimentation, l’exercice, les médicaments et le contrôle de la glycémie; les sources chaudes ne peuvent pas s’y substituer.
Pour une personne diabétique, l’essentiel n’est donc pas d’attendre un effet bénéfique, mais de réduire les risques et de se baigner en sécurité. Nous allons maintenant examiner les quatre principaux risques et leurs contre-mesures.
Les risques liés au bain pour les personnes diabétiques peuvent être classés en quatre grandes catégories. Le tableau ci-dessous résume pourquoi ils surviennent plus facilement et quelles mesures de base adopter. Ce sont des repères généraux; les précautions nécessaires varient selon la présence et le degré des complications.
| Risque | Pourquoi il survient plus facilement | Mesures de base (repères, avec variations individuelles) |
|---|---|---|
| Brûlures | En cas de neuropathie périphérique, la chaleur est moins bien ressentie et on peut rester trop longtemps dans une eau trop chaude sans s’en rendre compte | Vérifiez la température avec la main avant d’entrer et évitez l’eau trop chaude. Choisissez une eau tiède et ne faites pas de bains prolongés |
| Plaies et infections des pieds | Des plaies, cloques ou infections du pied diabétique peuvent piquer ou s’aggraver avec le bain. Dans les bains collectifs, il existe aussi une inquiétude liée à l’hygiène | S’il y a une plaie, une cloque, une rougeur ou un gonflement, abstenez-vous de vous baigner et consultez. Après le bain, observez l’état de vos pieds |
| Hypoglycémie | Le bain à jeun, juste après l’exercice, une action forte des médicaments ou de l’insuline, et les bains prolongés peuvent faire baisser la glycémie | Évitez le bain à jeun, juste après l’exercice et les bains prolongés. Si nécessaire, prévoyez une collation ou du glucose |
| Déshydratation | La transpiration fait perdre de l’eau, ce qui favorise la déshydratation. Celle-ci peut aggraver l’état général | Buvez environ un verre d’eau avant et après le bain |
Tout cela peut être réduit par quelques gestes simples avant et après le bain, sans matériel particulier. Dans la suite, nous allons surtout voir plus en détail les brûlures et l’hypoglycémie, qui sont souvent sous-estimées.
Le diabète peut entraîner une neuropathie périphérique. Lorsque les nerfs des mains et des pieds fonctionnent moins bien, la perception de la température et de la douleur peut diminuer. Le problème est alors d’entrer dans une eau très chaude sans la ressentir comme telle, et de rester trop longtemps sans remarquer une brûlure.
La mesure de base est simple: avant d’immerger le corps, vérifiez toujours la température avec la main. Toutefois, si la sensibilité de la main est elle aussi réduite, il est plus sûr de ne pas se fier à la seule impression de chaleur et d’éviter tout simplement l’eau trop chaude. Au Japon, beaucoup de sources chaudes dépassent 42°C, il faut donc choisir une eau tiède et éviter les bains prolongés. Cette prudence vaut aussi pour le bain à domicile et les bains de pieds. Pour un aperçu général des repères de température et des règles de sécurité, voir aussi Précautions santé pour le bain.
Ne pas bien sentir la chaleur signifie aussi qu’il existe un risque de brûlure par chaleur modérée prolongée. Après le bain, vérifiez si les pieds ou le corps présentent une rougeur ou des cloques, et consultez rapidement si quelque chose vous inquiète.
Chez les personnes diabétiques, les plaies et infections du pied peuvent s’aggraver et guérir difficilement, ce qu’on appelle le pied diabétique. Cela s’explique notamment par la neuropathie, qui diminue la perception de la douleur, et par des problèmes de circulation sanguine.
S’il y a une plaie, une cloque, une rougeur, un gonflement ou une zone suintante sur le pied, le bain peut piquer, aggraver la lésion dans l’eau, et poser aussi une inquiétude d’hygiène dans les bains collectifs.
Dans ce cas, mieux vaut ne pas forcer et faire examiner d’abord l’état du pied par un médecin. Il est utile de vérifier soi-même avant d’entrer si une plaie est présente et si l’état du pied est satisfaisant. Comme la neuropathie peut empêcher de remarquer de petites lésions, prendre l’habitude d’inspecter la plante des pieds et l’espace entre les orteils après le bain aide à détecter tôt toute anomalie.
Il vaut mieux éviter le bain en présence d’une plaie ou d’une inflammation, pas seulement en cas de diabète. Pour une vue d’ensemble des situations où il faut éviter le bain, voir Contre-indications aux sources chaudes. Si votre peau est sensible et que vous avez d’autres inquiétudes, l’article Choisir une source chaude pour peau sensible peut aussi être utile.
L’hypoglycémie, c’est-à-dire une baisse excessive de la glycémie pendant ou après le bain, est aussi un risque à surveiller. Elle survient plus facilement quand on est à jeun, juste après l’exercice, lorsque l’effet des médicaments ou de l’insuline est fort, ou encore après un bain prolongé. Elle peut commencer par des sueurs froides, des palpitations, des tremblements des mains, une faim intense ou des vertiges, puis devenir dangereuse si la conscience s’altère.
Pour l’éviter, il faut surtout éviter le bain à jeun, juste après l’exercice et les bains prolongés. Concernant les repas, il vaut mieux éviter de se baigner à jeun, mais aussi d’entrer dans l’eau juste après avoir mangé; laissez donc un délai raisonnable. Par précaution, gardez une collation ou du glucose à portée de main. Si vous ressentez des sueurs froides, des palpitations, des tremblements ou une faim intense pendant ou après le bain, sortez sans attendre, prenez la collation ou le glucose prévu et reposez-vous. Si les symptômes ne s’améliorent pas ou si vous êtes seul et que vous ne pouvez pas gérer la situation, il faut prévenir le personnel ou les personnes autour de vous.
Les symptômes de l’hypoglycémie peuvent parfois ressembler à ceux d’un malaise dû à la chaleur ou à la déshydratation, et il n’est pas toujours facile de les distinguer. Dans tous les cas, la conduite à tenir reste la même: dès qu’un trouble apparaît, ne forcez pas et sortez.
À la lumière de ces risques, les bases d’un bain prudent pour une personne diabétique peuvent se résumer ainsi. Tout converge vers l’idée de « tiède, bref et vérifié ».
Les personnes ayant des complications doivent être encore plus prudentes. En cas de neuropathie périphérique, il faut faire attention aux brûlures et aux plaies des pieds; en cas de néphropathie, à la gestion de l’eau et du sel; en cas de rétinopathie, aux variations de pression artérielle; et en cas de maladie cardiovasculaire, à la charge exercée sur le cœur par la chaleur et la pression de l’eau. Les précautions à prendre varient selon chacun; le plus sûr est de demander à votre médecin traitant quels gestes vous conviennent.
On ne peut pas dire que les sources chaudes guérissent le diabète. Dans le cadre du Ministère de l’Environnement, certaines eaux thermales figurent parmi les indications générales, y compris l’« intolérance au glucose (diabète) », mais cela ne garantit pas un effet et ne remplace pas un traitement. Le traitement du diabète repose sur l’alimentation, l’exercice, les médicaments et le contrôle de la glycémie. Distinguez bien le plaisir du bain et la gestion des risques.
Si votre glycémie est stable, qu’il n’y a ni plaie ni infection aux pieds, et que vous pouvez prendre les mesures nécessaires contre l’hypoglycémie, les brûlures et la déshydratation, il n’est pas nécessaire d’éviter systématiquement le bain. Toutefois, les précautions à prendre dépendent de la présence et du degré des complications. En cas d’inquiétude ou de complication, demandez à votre médecin traitant si vous pouvez vous baigner et comment le faire.
Parce qu’en cas de neuropathie périphérique liée au diabète, la chaleur peut être moins bien ressentie, ce qui peut conduire à rester trop longtemps dans une eau chaude et à se brûler sans s’en rendre compte. Vérifiez la température avec la main avant d’entrer, n’ayez pas confiance uniquement dans la sensation, évitez l’eau trop chaude et limitez le bain à une courte durée dans une eau tiède. Après le bain, vérifiez qu’il n’y a ni rougeur ni cloques sur le corps ou les pieds.
La base est d’éviter le bain à jeun, juste après l’exercice et les bains prolongés. Par précaution, gardez une collation ou du glucose à portée de main, et si vous ressentez des sueurs froides, des palpitations, des tremblements ou une faim intense, sortez sans attendre, prenez la collation et reposez-vous. Si vous ne pouvez pas gérer la situation seul, informez le personnel ou les personnes autour de vous.
Quand il y a une plaie, une cloque, une rougeur ou un gonflement au pied, il vaut mieux éviter le bain et faire d’abord examiner la zone par un médecin. Chez les personnes diabétiques, les plaies et infections du pied peuvent s’aggraver, et les bains collectifs posent aussi des questions d’hygiène. Comme la neuropathie peut empêcher de remarquer de petites blessures, il est rassurant de prendre l’habitude d’observer l’état des pieds avant et après le bain.
Pour une personne diabétique, quand on va aux sources chaudes, il est plus important de se baigner en sécurité et sans forcer que d’attendre un effet thérapeutique. Dans le cadre du Ministère de l’Environnement, certaines eaux thermales figurent parmi les indications générales avec l’« intolérance au glucose (diabète) », mais cela ne veut pas dire que les sources chaudes guérissent le diabète, ni qu’elles remplacent un traitement. Les quatre principaux risques sont les brûlures dues à la neuropathie périphérique, les plaies et infections des pieds, l’hypoglycémie et la déshydratation. Vérifiez la température avec la main, choisissez une eau tiède et un bain court, évitez le bain en présence de plaies, ne vous baignez pas à jeun ni après l’exercice, prévoyez une collation ou du glucose, et hydratez-vous régulièrement. Les personnes ayant des complications doivent être encore plus prudentes; demandez à votre médecin traitant quelle façon de se baigner vous convient. Pour les situations où il faut éviter le bain, voir Contre-indications aux sources chaudes, et pour les bases d’un bain sûr, Précautions santé pour le bain.
Quand une personne diabétique va aux sources chaudes, il vaut mieux d’abord se demander non pas « cela a l’air bon pour moi », mais « puis-je y entrer en toute sécurité avec mon état actuel ? ». Avec le diabète, les complications et les variations de glycémie peuvent s’ajouter au bain et créer des risques qu’une personne en bonne santé rencontre rarement. Les principaux points de vigilance sont les brûlures liées à une moindre sensation de chaleur, les plaies et infections des pieds, l’hypoglycémie pendant le bain, et la déshydratation.
En conclusion, les précautions sont claires. Pour éviter les brûlures, vérifiez la température de l’eau avec la main et privilégiez une eau tiède et des bains courts. En présence de plaies, de cloques ou d’infection aux pieds, abstenez-vous de vous baigner et consultez. Évitez le bain à jeun, juste après l’exercice, et les bains prolongés, car ils favorisent l’hypoglycémie; prévoyez au besoin une collation ou du glucose. Enfin, hydratez-vous régulièrement. Rien de tout cela n’est compliqué: un petit geste de préparation avant d’entrer suffit.
Parmi les sources chaudes classées comme eaux thermales à visée thérapeutique, certaines eaux sont mentionnées dans le cadre du Ministère de l’Environnement parmi les indications générales, y compris l’« intolérance au glucose (diabète) ». Cela ne signifie toutefois pas que l’onsen guérit le diabète, ni que le bain remplace un traitement. Cet article explique comment les personnes diabétiques peuvent profiter des sources chaudes en réduisant les contraintes, sans affirmer d’effets thérapeutiques.
Cet article fournit des informations générales et ne constitue pas un avis médical. L’état du diabète et la présence de complications varient beaucoup d’une personne à l’autre, et la conduite à tenir change aussi. Les sources chaudes ne remplacent pas un traitement. Si vous avez des complications (neuropathie périphérique, néphropathie, rétinopathie, maladie cardiovasculaire, etc.) ou si vous êtes inquiet au sujet de votre glycémie, ne forcez pas et demandez conseil à votre médecin traitant. Soyez particulièrement attentif à l’hypoglycémie, aux brûlures, aux plaies et aux infections des pieds. Si votre médecin vous a donné des consignes concernant le bain, elles priment.
Sur la base de la loi sur les sources thermales, le Ministère de l’Environnement définit des « indications » pour chaque type d’eau thermale à visée thérapeutique. Certaines eaux figurent parmi les indications générales avec l’« intolérance au glucose (diabète) », ce qui alimente parfois l’idée que « les sources chaudes sont bonnes pour le diabète ».
Mais il y a deux points à ne pas confondre. D’une part, ces indications sont un cadre administratif établi en pensant à un usage répété sur une période donnée, comme une cure, et non la garantie d’un effet après un seul bain. D’autre part, être inclus dans les indications ne veut pas dire que l’efficacité est prouvée ou qu’il s’agit d’un traitement. Le traitement du diabète repose sur l’alimentation, l’exercice, les médicaments et le contrôle de la glycémie; les sources chaudes ne peuvent pas s’y substituer.
Pour une personne diabétique, l’essentiel n’est donc pas d’attendre un effet bénéfique, mais de réduire les risques et de se baigner en sécurité. Nous allons maintenant examiner les quatre principaux risques et leurs contre-mesures.
Les risques liés au bain pour les personnes diabétiques peuvent être classés en quatre grandes catégories. Le tableau ci-dessous résume pourquoi ils surviennent plus facilement et quelles mesures de base adopter. Ce sont des repères généraux; les précautions nécessaires varient selon la présence et le degré des complications.
| Risque | Pourquoi il survient plus facilement | Mesures de base (repères, avec variations individuelles) |
|---|---|---|
| Brûlures | En cas de neuropathie périphérique, la chaleur est moins bien ressentie et on peut rester trop longtemps dans une eau trop chaude sans s’en rendre compte | Vérifiez la température avec la main avant d’entrer et évitez l’eau trop chaude. Choisissez une eau tiède et ne faites pas de bains prolongés |
| Plaies et infections des pieds | Des plaies, cloques ou infections du pied diabétique peuvent piquer ou s’aggraver avec le bain. Dans les bains collectifs, il existe aussi une inquiétude liée à l’hygiène | S’il y a une plaie, une cloque, une rougeur ou un gonflement, abstenez-vous de vous baigner et consultez. Après le bain, observez l’état de vos pieds |
| Hypoglycémie | Le bain à jeun, juste après l’exercice, une action forte des médicaments ou de l’insuline, et les bains prolongés peuvent faire baisser la glycémie | Évitez le bain à jeun, juste après l’exercice et les bains prolongés. Si nécessaire, prévoyez une collation ou du glucose |
| Déshydratation | La transpiration fait perdre de l’eau, ce qui favorise la déshydratation. Celle-ci peut aggraver l’état général | Buvez environ un verre d’eau avant et après le bain |
Tout cela peut être réduit par quelques gestes simples avant et après le bain, sans matériel particulier. Dans la suite, nous allons surtout voir plus en détail les brûlures et l’hypoglycémie, qui sont souvent sous-estimées.
Le diabète peut entraîner une neuropathie périphérique. Lorsque les nerfs des mains et des pieds fonctionnent moins bien, la perception de la température et de la douleur peut diminuer. Le problème est alors d’entrer dans une eau très chaude sans la ressentir comme telle, et de rester trop longtemps sans remarquer une brûlure.
La mesure de base est simple: avant d’immerger le corps, vérifiez toujours la température avec la main. Toutefois, si la sensibilité de la main est elle aussi réduite, il est plus sûr de ne pas se fier à la seule impression de chaleur et d’éviter tout simplement l’eau trop chaude. Au Japon, beaucoup de sources chaudes dépassent 42°C, il faut donc choisir une eau tiède et éviter les bains prolongés. Cette prudence vaut aussi pour le bain à domicile et les bains de pieds. Pour un aperçu général des repères de température et des règles de sécurité, voir aussi Précautions santé pour le bain.
Ne pas bien sentir la chaleur signifie aussi qu’il existe un risque de brûlure par chaleur modérée prolongée. Après le bain, vérifiez si les pieds ou le corps présentent une rougeur ou des cloques, et consultez rapidement si quelque chose vous inquiète.
Chez les personnes diabétiques, les plaies et infections du pied peuvent s’aggraver et guérir difficilement, ce qu’on appelle le pied diabétique. Cela s’explique notamment par la neuropathie, qui diminue la perception de la douleur, et par des problèmes de circulation sanguine.
S’il y a une plaie, une cloque, une rougeur, un gonflement ou une zone suintante sur le pied, le bain peut piquer, aggraver la lésion dans l’eau, et poser aussi une inquiétude d’hygiène dans les bains collectifs.
Dans ce cas, mieux vaut ne pas forcer et faire examiner d’abord l’état du pied par un médecin. Il est utile de vérifier soi-même avant d’entrer si une plaie est présente et si l’état du pied est satisfaisant. Comme la neuropathie peut empêcher de remarquer de petites lésions, prendre l’habitude d’inspecter la plante des pieds et l’espace entre les orteils après le bain aide à détecter tôt toute anomalie.
Il vaut mieux éviter le bain en présence d’une plaie ou d’une inflammation, pas seulement en cas de diabète. Pour une vue d’ensemble des situations où il faut éviter le bain, voir Contre-indications aux sources chaudes. Si votre peau est sensible et que vous avez d’autres inquiétudes, l’article Choisir une source chaude pour peau sensible peut aussi être utile.
L’hypoglycémie, c’est-à-dire une baisse excessive de la glycémie pendant ou après le bain, est aussi un risque à surveiller. Elle survient plus facilement quand on est à jeun, juste après l’exercice, lorsque l’effet des médicaments ou de l’insuline est fort, ou encore après un bain prolongé. Elle peut commencer par des sueurs froides, des palpitations, des tremblements des mains, une faim intense ou des vertiges, puis devenir dangereuse si la conscience s’altère.
Pour l’éviter, il faut surtout éviter le bain à jeun, juste après l’exercice et les bains prolongés. Concernant les repas, il vaut mieux éviter de se baigner à jeun, mais aussi d’entrer dans l’eau juste après avoir mangé; laissez donc un délai raisonnable. Par précaution, gardez une collation ou du glucose à portée de main. Si vous ressentez des sueurs froides, des palpitations, des tremblements ou une faim intense pendant ou après le bain, sortez sans attendre, prenez la collation ou le glucose prévu et reposez-vous. Si les symptômes ne s’améliorent pas ou si vous êtes seul et que vous ne pouvez pas gérer la situation, il faut prévenir le personnel ou les personnes autour de vous.
Les symptômes de l’hypoglycémie peuvent parfois ressembler à ceux d’un malaise dû à la chaleur ou à la déshydratation, et il n’est pas toujours facile de les distinguer. Dans tous les cas, la conduite à tenir reste la même: dès qu’un trouble apparaît, ne forcez pas et sortez.
À la lumière de ces risques, les bases d’un bain prudent pour une personne diabétique peuvent se résumer ainsi. Tout converge vers l’idée de « tiède, bref et vérifié ».
Les personnes ayant des complications doivent être encore plus prudentes. En cas de neuropathie périphérique, il faut faire attention aux brûlures et aux plaies des pieds; en cas de néphropathie, à la gestion de l’eau et du sel; en cas de rétinopathie, aux variations de pression artérielle; et en cas de maladie cardiovasculaire, à la charge exercée sur le cœur par la chaleur et la pression de l’eau. Les précautions à prendre varient selon chacun; le plus sûr est de demander à votre médecin traitant quels gestes vous conviennent.
On ne peut pas dire que les sources chaudes guérissent le diabète. Dans le cadre du Ministère de l’Environnement, certaines eaux thermales figurent parmi les indications générales, y compris l’« intolérance au glucose (diabète) », mais cela ne garantit pas un effet et ne remplace pas un traitement. Le traitement du diabète repose sur l’alimentation, l’exercice, les médicaments et le contrôle de la glycémie. Distinguez bien le plaisir du bain et la gestion des risques.
Si votre glycémie est stable, qu’il n’y a ni plaie ni infection aux pieds, et que vous pouvez prendre les mesures nécessaires contre l’hypoglycémie, les brûlures et la déshydratation, il n’est pas nécessaire d’éviter systématiquement le bain. Toutefois, les précautions à prendre dépendent de la présence et du degré des complications. En cas d’inquiétude ou de complication, demandez à votre médecin traitant si vous pouvez vous baigner et comment le faire.
Parce qu’en cas de neuropathie périphérique liée au diabète, la chaleur peut être moins bien ressentie, ce qui peut conduire à rester trop longtemps dans une eau chaude et à se brûler sans s’en rendre compte. Vérifiez la température avec la main avant d’entrer, n’ayez pas confiance uniquement dans la sensation, évitez l’eau trop chaude et limitez le bain à une courte durée dans une eau tiède. Après le bain, vérifiez qu’il n’y a ni rougeur ni cloques sur le corps ou les pieds.
La base est d’éviter le bain à jeun, juste après l’exercice et les bains prolongés. Par précaution, gardez une collation ou du glucose à portée de main, et si vous ressentez des sueurs froides, des palpitations, des tremblements ou une faim intense, sortez sans attendre, prenez la collation et reposez-vous. Si vous ne pouvez pas gérer la situation seul, informez le personnel ou les personnes autour de vous.
Quand il y a une plaie, une cloque, une rougeur ou un gonflement au pied, il vaut mieux éviter le bain et faire d’abord examiner la zone par un médecin. Chez les personnes diabétiques, les plaies et infections du pied peuvent s’aggraver, et les bains collectifs posent aussi des questions d’hygiène. Comme la neuropathie peut empêcher de remarquer de petites blessures, il est rassurant de prendre l’habitude d’observer l’état des pieds avant et après le bain.
Pour une personne diabétique, quand on va aux sources chaudes, il est plus important de se baigner en sécurité et sans forcer que d’attendre un effet thérapeutique. Dans le cadre du Ministère de l’Environnement, certaines eaux thermales figurent parmi les indications générales avec l’« intolérance au glucose (diabète) », mais cela ne veut pas dire que les sources chaudes guérissent le diabète, ni qu’elles remplacent un traitement. Les quatre principaux risques sont les brûlures dues à la neuropathie périphérique, les plaies et infections des pieds, l’hypoglycémie et la déshydratation. Vérifiez la température avec la main, choisissez une eau tiède et un bain court, évitez le bain en présence de plaies, ne vous baignez pas à jeun ni après l’exercice, prévoyez une collation ou du glucose, et hydratez-vous régulièrement. Les personnes ayant des complications doivent être encore plus prudentes; demandez à votre médecin traitant quelle façon de se baigner vous convient. Pour les situations où il faut éviter le bain, voir Contre-indications aux sources chaudes, et pour les bases d’un bain sûr, Précautions santé pour le bain.